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Rijal (masculin) et nissa (féminin) ; introduction

Le 01/09/2025 0

Dans Thèmes

Rijal (masculin) et nissa (féminin)

 

Introduction

 

Le Coran utilise des termes qui, loin d’être simplement indicatifs, ouvrent vers des archétypes fonctionnels porteurs d'une signification profonde.

Ainsi, les termes Rijāl (رِجَال) et Nisāʾ (نِسَاء), introduits dans la sourate 4 An-Nisāʾ et couramment traduits par "hommes" et "femmes", ne rendent pas compte de la réalité de leur essence première en arabe.

Sourate 4 AN-NISA' / النساء

Verset 4.1

 

يَٰٓأَيُّهَا ٱلنَّاسُ ٱتَّقُوا۟ رَبَّكُمُ ٱلَّذِى خَلَقَكُم مِّن نَّفْسٍۢ وَٰحِدَةٍۢ وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالًۭا كَثِيرًۭا وَنِسَآءًۭ ۚ وَٱتَّقُوا۟ ٱللَّهَ ٱلَّذِى تَسَآءَلُونَ بِهِۦ وَٱلْأَرْحَامَ ۚ إِنَّ ٱللَّهَ كَانَ عَلَيْكُمْ رَقِيبًۭا

 

Yā 'Ayyuhā An-Nāsu Attaqū Rabbakumu Al-Ladhī Khalaqakum Min Nafsin Wāĥidatin Wa Khalaqa Minhā Zawjahā Wa Baththa Minhumā Rijālāan Kathīrāan Wa Nisā'an Wa Attaqū Allāha Al-Ladhī Tatasā'alūna Bihi Wa Al-'Arĥāma 'Inna Allāha Kāna `Alaykum Raqībāan

Ô gens ! Craignez votre Seigneur lequel vous a créés d'un seul être, (âme) et a créé de celle-ci (l’âme) son double (un être immatériel, une personne, son équivalent dans la matérialité), et a fait répandre des deux beaucoup d'"hommes" et de "femmes". Et craignez Allah auquel vous demandez (des propriétés) par Lui, et les matrices (les liens, attachements dans le sang). Certes Allah était sur vous Le Gardien (des biens distribués / hérités)

 

Dans la traduction française, al-nās (النَّاس) est rendu par « hommes » ou "les gens", rijāl (رِجَال) par « hommes », nissāʾ (نِسَاء) par « femmes », et nafs wāḥida (نَفْس وَاحِدَة) par « d’un seul être ». Cette traduction peut induire en erreur, car elle occulte la réalité du sens étymologique des termes arabes :

Le terme nafs (نَفْس) en arabe provient de la racine ن-ف-س (n.f.s), qui renvoie d’abord à l’idée de respiration et de souffle, et, par extension, à la vie et à la conscience. Le terme désigne littéralement le « souffle vital » qui anime le corps, mais aussi l’essence profonde de l’être humain. Le nafs est donc une entité subtile, d’origine spirituelle, qui entre en résonance avec le corps physique et les réalités matérielles, influençant et étant influencée par elles dans un processus de transformation et de maturation. Il est aussi le siège des désirs, des émotions, et est lié au cycle cosmique d’inspiration/expiration. C’est l’unité de conscience incarnée. Et dans le verset 4.1 il s’agit d’une essence subtile qui génère deux pôles : les Rijāl, pôles masculins, et les Nissāʾ, pôles féminins de la nafs.

La racine Rijāl (ر-ج-ل) évoque le pied, la jambe, le soutien, la stabilité et la marche. Les Rijāl ne sont donc pas simplement des « hommes » au sens biologique du terme, mais incarnent la force active et ferme, l’ancrage immuable sans lequel le dhikr (Rappel divin) ne pourrait ni s’incarner ni se maintenir intact dans la conscience humaine. Comme la jambe permet la station debout et lui permet d’avancer sans vaciller, les Rijāl sont ceux qui « tiennent debout au seuil », position cruciale où l’invisible (الغيب, al-ghayb) commence à se manifester dans le visible (المشهود, al-mashhūd).

Les pôles féminins, Nissāʾ (نِسَاء), issues de la nafs (نَفْس), ne se réduisent pas à la traduction simpliste de « femmes ». Le mot nissāʾ dérive de la racine n-s-’ (ن-س-أ) qui renvoie le sens de différer, retarder, faire attendre, éloigner et la racine  ن-س-و  n-s-w même racine que uns / ins / insān (أُنس / إنس / إنسان) humanité, êtres humains. Dans le texte coranique, les Nissāʾ représentent la réceptivité consciente, la capacité à accueillir et à nourrir l’empreinte du Verbe, et la dimension intégrative et opérative de la nafs.

Le terme al-nās (النّاس), souvent traduit simplement par « les hommes » ou « les gens », désigne en réalité la conscience collective, l’ensemble des nafs individuelles mises en interaction dans le monde visible. La racine n-ʾ-s (ن-أ-س) renvoie à l’attention, la sollicitude et le lien social, indiquant que la conscience des nas ne se déploie jamais isolément, mais toujours en interaction collective.

Dans ce cadre :

  • Nafs (نَفْس) = essence individuelle, principe vital subtil.
  • Rijāl (رِجَال) = polarité active, force stable, porteur conscient du verbe divin.
  • Nissāʾ (نِسَاء) = polarité réceptive, catalyseur de maturation et fermentation intérieure.
  • Al-nās (النّاس) = la conscience collective, le champ social où s’exprime l'interaction des nafs, rijāl et nissāʾ.

 

En conséquence, le verset révèle que les Rijāl (رِجَال) et Nissāʾ (نِسَاء) ne désignent pas des êtres humains biologiques, mais des pôles subtiles issus de la Nafs (نَفْس), la conscience primaire. Ces pôles représentent respectivement l’aspect actif/masculin et réceptif/féminin de la conscience et sont à la source des nas ; consciences collectives humaines.

Cet article se propose d’explorer le double concept coranique des rijāl (رِجَال) et des nisāʾ (نِسَاء), non pas en tant que catégories biologiques, mais comme polarités spirituelles, fonctionnelles et métaphysiques comme il semble que c'est la réelle position dans le Coran. Ces deux termes dépassent le simple genre pour désigner des archétypes opératifs :

Première partie : Les Rijāl

Les rijāl désignent des entités conscientes et actives, investies d’une fonction spirituelle : vigilance, préservation et ancrage du dhikr (rappel d’Allāh). Leur rôle dépasse le genre biologique pour se situer dans une dimension fonctionnelle et spirituelle, où ils agissent comme porteurs et vecteurs de la mémoire divine.

Le Coran les décrit comme comme des figures enracinées dans le dhikr, associées à la lumière et à la pureté, occupant un rang élevé, jouant un rôle d’intermédiaires entre les niveaux de réalité, parfois en lien avec les jinn, et assumant la fonction de porteurs du message divin.

Les rijāl incarnent la vigilance, la station debout, la garde et l’ancrage du dhikr (rappel). Ils représentent les porteurs actifs de la mémoire divine, chargés de maintenir l’alignement avec la résonance du Verbe.

Deuxième partie : Les Nisāʾ 

Les nisāʾ activent quant à elles la polarité complémentaire, incarnée dans sa pureté immaculée par Maryam, élevée au-dessus des mondes (3:36, 3:42). Elles sont les matrices opératives du Verbe. À travers plusieurs versets, les nisāʾ se manifestent comme des structures, associées à la préservation du rappel.

- Les nisāʾ, représentent la polarité matricielle, réceptive et protectrice. Elles sont le lieu sacré où le Verbe déposé s’intériorise, se purifie et se prépare à sa manifestation.

Ces deux pôles ne sont pas interchangeables mais profondément complémentaires : l’un fixe et garde, l’autre purifie et mûrit. Ensemble, ils forment les deux axes d'un édifice – la verticalité vigilante des rijāl et l’intériorité protectrice des nisāʾ  qui permettent au Verbe de se déployer dans l’humain en alignement avec la résonance divine.

 

Je rajoute à la suite la traduction du verset 6.98 version Mohammed Hamidullah edition 1959

 

C’est Lui qui vous a créés d’un seul et même souffle vital qui s’est dédoublé ensuite en germe et en réceptacle.

Ce sont là des signes que Nous détaillons pour ceux qui comprennent.

 

 

Traduction https://www.le-coran.com/arabe/s-6-0.html

 

98 Et c'est Lui qui vous a créés à partir d'une personne unique (Adam). Et il y a une demeure et un lieu de dépôt (pour vous.) Nous avons exposé les preuves pour ceux qui comprennent.

 

98 Wa Huwa Al-Ladhī 'Ansha'akum Min Nafsin Wāĥidatin Famustaqarrun Wa Mustawda`un Qad Faşşalnā Al-'Āyāti Liqawmin Yafqahūn

 

98وَهُوَ ٱلَّذِىٓ أَنشَأَكُم مِّن نَّفْسٍۢ وَٰحِدَةٍۢ فَمُسْتَقَرٌّۭ وَمُسْتَوْدَعٌۭ ۗ قَدْ فَصَّلْنَا ٱلْءَايَٰتِ لِقَوْمٍۢ يَفْقَهُونَ

 

C’est Lui qui vous a créés d’un seul et même souffle vital qui s’est dédoublé ensuite en germe et en réceptacle.

 

Cette traduction montre les deux pôles acitfs ;

- le masculin ; avec le mot فَمُسْتَقَرٌّۭ / Famustaqarrun traduit par "germe"

- le féminin ; avec le mot مُسْتَوْدَعٌ (mustawdaʿun) traduit par "réceptacle"

 

Ce ne sont pas deux pôlarités dissociées en 2 âmes elles existent dans une nafs "unique" dédoublée (le zawj = en paire) en 2 pôlarités. 

 

 

Verset 6 98 avec texte 2
Le noble coran version 2004

 

Traduction https://www.le-coran.com/arabe/s-6-0.html

 

98 Et c'est Lui qui vous a créés à partir d'une personne unique (Adam). Et il y a une demeure et un lieu de dépôt (pour vous.) Nous avons exposé les preuves pour ceux qui comprennent.

 

98 Wa Huwa Al-Ladhī 'Ansha'akum Min Nafsin Wāĥidatin Famustaqarrun Wa Mustawda`un Qad Faşşalnā Al-'Āyāti Liqawmin Yafqahūn

 

98وَهُوَ ٱلَّذِىٓ أَنشَأَكُم مِّن نَّفْسٍۢ وَٰحِدَةٍۢ فَمُسْتَقَرٌّۭ وَمُسْتَوْدَعٌۭ ۗ قَدْ فَصَّلْنَا ٱلْءَايَٰتِ لِقَوْمٍۢ يَفْقَهُونَ

 

C’est Lui qui vous a créés d’un seul et même souffle vital qui s’est dédoublé ensuite en germe et en réceptacle.

 

Cette traduction montre les deux pôles acitfs ;

- le masculin ; avec le mot فَمُسْتَقَرٌّۭ / Famustaqarrun traduit par "germe"

- le féminin ; avec le mot مُسْتَوْدَعٌ (mustawdaʿun) traduit par "réceptacle"

 

Ce ne sont pas deux pôlarités dissociées en 2 âmes elles existent dans une nafs "unique" dédoublée (le zawj = en paire) en 2 pôlarités. 

 

فَمُسْتَقَرٌّۭ / Famustaqarrun Alors le lieu de stabilisation, d'immobilisation, de fixation, de versement (traduit par "germe" dans la version Hamidoullah)

 

Sens fondamental ; Fixer, stabiliser, établir fermement.

 

قَرَّ — qarra

Sens fondamental : S’établir, se fixer, se stabiliser ; devenir ferme, immobile, au repos, stationnaire, tranquille, calme, ou demeurer en un lieu.

 

La racine قرّ — q-r-r exprime l’idée fondamentale de stabilité, établissement, fixation et repos. Selon les formes :

قرّ — qarra : s’établir, se fixer, devenir calme, immobile, ou résider.

قرّر — qarrarahu : faire reconnaître, confirmer, rendre manifeste.

قارّ — qārr : rester établi ou fixe auprès de quelqu’un, se stabiliser en relation ou en action.

 

verser, répandre, en parlant de l’eau / → “Il versa l’eau dans le récipient.”

Faire admettre

 

Dictionnaire Lane ; قَرَارٌ (qarārun)

 

Sens 1 . Un état d'établissement, de fixité, de stabilité, d'établissement, de calme, d'immobilité, de repos, de permanence ou de continuité et aussi مُسْتَقَرٌّ (mustaqarrun)

dans le Coran, 2.34, et 7.23 ou dans ces deux cas ce dernier est un nom de lieu.

[Par conséquent,] دَارُ القَرَارِ (dāru al-qarāri) [Coran, 40.42. Le lieu de stabilité ; la demeure permanente ; c'est-à-dire le monde à venir.

Sens 2 ; [Un lieu et un temps de stabilité, de permanence, d'établissement, de calme, de repos, de permanence ou de continuité ; un lieu de repos ;] c'est-à-dire مُسْتَقَرٌّ (mustaqarrun) [et مَقَرٌّ (maqarrun)] et قُرٌّ (qurrun),

Ex. صَارَ الأَمْرُ إِلَى قَرَارِهِ (ṣāra al-amru ilā qarārihi), et مُسْتَقَرِّهِ (mustaqarrihi), [La chose, ou l'affaire, est arrivée à son lieu, ou à son moment d'établissement, etc.; ou le sens peut être, à son état d'établissement, etc.; l'explication est] est arrivée à sa fin, et est devenue stable, fixée, etc.

Et وَالشَّمْسُ تَجْرِى لِمُسْتَقَرٍّ (wa-sh-shamsu tajrī li-mustaqarrin) لَهَا (lahā) [Coran, 36.38,] Et le soleil court vers un lieu et un temps qu'il ne dépasse pas : ou vers un terme qui lui est assigné : ou vers une limite déterminée où sa révolution prend fin ; semblable au مُسْتَقَرّ (mustaqarr) d'un voyageur, lorsqu'il termine son voyage : ou vers le milieu du ciel ; car il semble y faire une pause : ou vers son état d'établissement, etc., selon un chemin particulier : ou vers sa fin assignée dans l'un des différents lieux de lever et de coucher qu'il a selon les jours : ou vers la fin de sa course, dans la partie désolée du monde :

et accord. à d'autres lectures, لَا مُسْتَقَرَّ لَهَا (lā mustaqarra lahā), et لَا مُسْتَقَرٌّ لَهَا (lā mustaqarrun lahā), ce qui signifie qu'il n'a pas de repos ; car il est toujours en mouvement.

Et لِكُلِّ نَبَإٍ مُسْتَقَرٌّ (li-kulli nabaʾin mustaqarrun) [Coran, 6. 66,] À chaque prophétie est un terme [pour son accomplissement], que vous verrez dans le monde présent et dans le monde à venir.

Et مَقَرُّ (maqaru) ↓ الرَّحِمِ (ar-raḥimi) La partie extrême de l'utérus ; le lieu de repos (مُسْتَقَرّ (mustaqarr)) du fœtus qui s'y trouve.

Il est dit dans le Coran, [6. 98,] فَمُسْتَقَرٌّ (fa-mustaqarrun) ↓ وَمُسْتَوْدَعٌ (wa-mustawdaʿun), c'est-à-dire : Et vous avez un lieu de repos dans le ventre maternel, et un dépôt [dans les sources spermatiques] dans le dos ;

mais certains lisent فَمُسْتَقِرٌّ (fa-mustaqirrun) ↓ وَمُسْتَوْدَعٌ (wa-mustawdaʿun), c'est-à-dire : et [il y a] ceux qui demeurent encore dans le ventre maternel, ou ceux qui sont établis dans le monde présent, existant déjà, et ceux qui sont déposés dans le dos, non encore créés ;

ou encore : et il y a parmi vous ceux qui demeurent parmi les vivants, et ceux qui sont déposés dans la terre [parmi les morts] ; ou ceux qui sont nés et est apparu sur la terre, et celui qui est dans le ventre : ou celui qui reste encore dans le dos, et celui qui est déposé dans le ventre.

Vous dites aussi, أَذْكَرَنِى ٱلْمَقَارَّ (adhkaranī al-maqārra) ↓ ٱلْمُقَدَّسَةَ (al-muqaddasata) [Il, ou cela, m'a rappelé les lieux de demeure consacrés : مَقَارُّ (maqārru) est le pluriel de مَقَرٌّ (maqarrun)].

Et l'un dit, à l'occasion d'un malheur survenant, صَابَتْ بِقُرٍّ (ṣābat bi-qurrin), ou وَقَعَتْ بِقُرٍّ (waqaʿat bi-qurrin*) signifiant : Il (le malheur, الشِّدَّةُ (ash-shiddatu) est arrivé à son قَرَار (qarār) [ou lieu établi ou fixe, ou à l'endroit où il devait rester :] ou la chose est arrivée à son قَرَار (qarār) : ou elle est tombée à sa place : ou elle est tombée là où elle devait,

et parfois il dit وَقَعَتْ بِقُرِّهَا (waqaʿat bi-qurrihā) [il tomba à son endroit établi ou fixe, etc.]

et وَقَعَ الأَمْرُ بِقُرِّهِ (waqaʿa al-amru bi-qurrihi), c'est-à-dire بِمُسْتَقَرِّهِ (bi-mustaqarrīhi) [la chose est tombée à l'endroit où elle devait se trouver],

et on dit à un homme qui cherche à se venger du sang, lorsqu'il rencontre le meurtrier de son parent, وَقَعْتَ بِقُرِّكَ (waqaʿta bi-qurrika) ton cœur a rencontré ce qu'il cherchait.

لَقَدْ وَقَعْتُ بِقُرِّكَ (laqad waqaʿtu bi-qurrika), et بِقُحَاحِ قُرِّكَ (bi-quḥāḥi qurrika), signifie aussi que j'ai pris connaissance de tout ce que tu sais, et que rien de tout cela ne m'est caché.


 

Sens 3 ; Une région, ou un lieu de résidence fixe ; citation مُسْتَقَرٌّ (mustaqarrun مِنَ الأَرْضِ (mina al-arḍi) : une région, un district ou une étendue de villes, de villages ou de villages et de terres cultivées ; synonyme. حَضَرٌ (ḥaḍarun).

D'où, أَهْلُ القَرَارِ (ahl al-qarāri) [Les gens résidant dans une telle région] : et donc, قَرَارِىٌّ (qarāriyyun),

[D'où, مُسْتَقَرُّ (mustaqarru) ↓ المُلْكِ (al-mulki) وَغَيْرِهِ (wa-ghayrihi) Le siège du pouvoir royal, etc.]

 

Sens 4 ; citation مَا قَرَّ فِيهِ (mā qarra fīhi), ou مَا قُرَّ فِيهِ (mā qurra fīhi), c'est-à-dire, مَا قَرَّ فِيهِ المَاءُ (mā qarra fīhi al-māʾu)

[apparemment. ce qui signifie, un endroit dans lequel de l'eau est restée ou a été versée] ; comme aussi قَرَارَةٌ (qarāratun).

un terrain déprimé ; ainsi que le second mot : ou ce dernier s’applique à toute parcelle de terrain déprimée où l’eau s’écoule et où elle stagne ; et un tel terrain est fertile, si le sol est meuble : et à une étendue ronde de terrain plat, ou plat et déprimé : et à une prairie basse : et à une petite mare d’eau laissée par un torrent,

et le premier des deux mots est également expliqué comme signifiant un lieu déprimé où l’eau repose : ainsi dans le Coran, 23. 52 : et un lieu où l’eau repose dans une prairie,

et c’est aussi un pluriel, [ou plutôt un nom générique coll.,] dont le singulier [ou nom. un.] est قَرَارَةٌ (qarāratun)

et قَرَارٌ (qarārun) est appliqué aux terrains bas parce que l'eau y repose.

 

Sens 5 . [Le fond de la mer, etc.]

 

 

 

مُسْتَوْدَعٌ (mustawdaʿun) Le dépositaire (traduction Lane)

 

Le verbe Forme I ;

1er sens ; وَدُعَ (wadaʿa) Il ou cela est devenu immobile, tranquille ou au repos / Vous dites à un homme : اِنَّدَعْ (inddaʿ)↓ et تَوَدَّعْ (tawaddaʿ)↓ signifiant Sois grave, posé, stable, posé ou calme.

2ème sens ; Il était, ou est devenu, dans un état d'aisance et d'abondance des moyens ou des circonstances de la vie.

3ème sens ; Laisse-toi, ou encore moins, ou ne dis rien de : voir بَلْهَ (balha).

4ème sens ; Laisse-moi tranquille et cesse d'une telle chose; et dispense-moi, ou excuse-moi, d'une telle chose.

 

Forme II ; ودّع (waddaʿ) ; وَدَّعَهُ (waddaʿahu) Il lui fit ses adieux.

 

Forme III وادع (wādaʿ) ;

1er sens ; وَادَعَهُ (wādaʿahu) Il a fait la paix ou s'est réconcilié, avec lui

2ème sens ; مُوَادَعَةٌ (muwādaʿatun) est également synonyme. avec تَرْكٌ (tarkun); comme aussi دَعَةٌ (daʿatun) de sorte que وَادَعَهُ (wādaʿahu) signifie Il l'a quitté : mais plus correctement, il l'a quitté, étant laissé par lui ; comme تَارَكَهُ (tārakahu) et خَالَاهُ (ḫālāhu) ; et c'est le sens premier.

 

Forme VIII ; اوتدع (utdaʿ) ⇒ اتّدع (ittadaʿ)

اِتَّدَعَ (ittadaʿa) : voir 1 : il a agi, ou procédé, avec modération, sans hâte ni précipitation, dans son rythme ou son voyage. 

 

Forme X ; استودع (istawdaʿ)

اِسْتَوْدَعَهُ مَالًا (istawdaʿahu mālan) Il lui confia des biens ; lui a confié des biens; lui a donné des biens en fiducie ou en dépôt.

 

Et اِسْتَوْدَعَهُ وَدِيعَةً (istawdaʿahu wadīʿatan) Il lui demanda de garder, préserver, garder ou prendre soin d'un dépôt. 

 

 

Le nom commun ;

 

دَعَةٌ (daʿatun) signifie ; Facilité; repos; l'absence de problèmes ou d'inconvénients, de travail ou de fatigue ; tranquillité; synonyme. خَفْضٌ (ḫafḍun) et رَاحَةٌ (rāḥatun) et سُكُونٌ (sukūnun)

 

et l'ampleur des circonstances (سَعَةٌ) (saʿatun) dans la vie : ou دَعَةٌ (daʿatun) est synonyme. avec راحة (rāḥa) et سكون (sukūn); mais خَفْضٌ (ḫafḍun) signifie « l'ampleur des circonstances » (سَعَهٌّ) de la vie, et « l'abondance et l'agrément » de celle-ci

 

 

وَدِيعَةٌ (wadīʿa) ; Une chose confiée à la confiance et aux soins d'une personne; une fiducie; un dépôt.

 

وَدَاعٌ (wadāʿun) ; sens 1 ; [Gravité, stabilité :] c’est-à-dire سَكِينَةٌ (sakīnatun) / sens 2 ; Et la Valorisation.

 

مِيدَعٌ (mīdaʿun) et مِيدَعَةٌ (mīdaʿa) ;  Un vêtement, ou un morceau de tissu, utilisé comme dépôt pour les vêtements. 

 

مُسْتَوْدَعٌ (mustawdaʿun) : Un dépositaire (de bien)

 

 

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