Mithaq

Racine  ر ب ع RB ع

 

4 ;

أَرْبَعَةٌ (arbaʿa) ; Quatre ; masculin de nombre ; féminin : أَرْبَعٌ (arbaʿ).

Le 4ème :

رَبَّعَتْ (rabbaʿat) : Elle mit au monde son quatrième enfant.

هُوَ رَابِعُ أَرْبَعَةٍ (huwa rābiʿu arbaʿa) : il est le quatrième des quatre, ou l’un des quatre.

Un 1/4, une 4ème partie ou une des 4 parties ;

رُبْعٌ (rubʿ) et رُبُعٌ (rubuʿ) : signifie : un quart ; la quatrième partie ; l’une des quatre parts ; ainsi que رَبِيعٌ (rabīʿ)

et aussi مِرْبَاعٌ (mirbāʿ) : le quart ; la part d’un quart (notamment la part réservée du butin).

le quart du butin que le chef prenait à l’époque de l’Ignorance ;
le pluriel de رُبْعٌ (rubʿ) et رُبُعٌ (rubuʿ) est أَرْبَاعٌ (arbāʿ) (pluriel de petit nombre) et رُبُوعٌ (rubūʿ) (pluriel de grand nombre) ; et le pluriel de رَبِيعٌ (rabīʿ) est رُبُعٌ (rubuʿ).

Quatre par quatre

رُبَاعُ rubāʿ Quatre par quatre ; quatre ensemble ; ou quatre à la fois et quatre à la fois.

C’est une déviation de la forme originelle أَرْبَعَةٌ أَرْبَعَةٌ (arbaʿatun arbaʿah), Son diminutif est رُبَيِّعٌ (rubayyiʿ),

Dans le Coran IV, 3, al-Aʿmash a lu وَرُبَعَ (wa-rubaʿa) au lieu de وَرُبَاعَ (wa-rubāʿa).

Faire 4 :

ربّع لِٱمْرَأَتِهِ (rabbʿa li-imraʾatihi) ou عِنْدَهَا (ʿindahā) : littéral ; “il a fait quatre pour sa femme.” Signifie ; Il passa quatre nuits avec sa femme

أَلَمْ أَجْعَلْكَ تَرْبَعُ وَتَدْسَعُ (alam ajʿalka tarbaʿu wa tadasaʿu) :

Littéral ; « Ne t’ai-je pas fait [aller] en quatre et [puis] en neuf ? »

Le sens est : « Ne t’ai-je pas fait un chef obéi ? »

ربّعهُ (rabbʿahu), inf. n. تَرْبِيعٌ (tarbīʿ) : Il en fit quatre.

Proverbe ; Et dans un proverbe, حَدِّثِ ٱمْرَأَةً حَدِيثَيْنِ فَإِنْ أَبَتْ فَٱرْبَعْ (ḥaddithi imraʾatan ḥadithayn fa-in abat farbaʿ),

« Adresse-toi à une femme par deux paroles ; si elle refuse, alors fais quatre. »

فَإِنْ لَمْ تَفْهَمْ بَعْدَ الأَرْبَعَةِ فَٱلْمِرْبَعَة (fa-in lam tafham baʿda al-arbaʿa fa-l-mirbaʿa),

« Alors, si tu ne comprends pas après les quatre, [applique] le bâton / la mesure de quatre. »

Copuler : اِرْبَعْ بِالْمَرْأَةِ (irbaʿ bi-al-marʾati) : littérale : « Aie des rapports sexuels avec la femme » ou « copule avec la femme ».

Multiplier ; On dit : أَكَثَرَ ٱللّٰهُ رَبْعَكَ (akthara llāhu rabʿaka) Que Dieu multiplie les gens de ta maison ou de ta tente.

Et : هُمُ اليَوْمَ رَبْعٌ (hum al-yawma rabʿun) Ils sont aujourd’hui nombreux, ou ils se sont multipliés.

Le 14ème, 14, 40 et 40ème

رَابِعَ عَشَرَ (rābiʿa ʿashar) et رَابِعَةَ عَشْرَةَ (rābiʿatu ʿashara), masculin et féminin, signifiant quatorzième.

أَرْبَعَةَ عَشَرَ (arbaʿata ʿashar) : quatorze ; féminin : أَرْبَعَ عَشِرَةَ (arbaʿa ʿashira).

أَرْبَعُونَ (arbaʿūn) Quarante ; un certain nombre, après ثَلَاثُونَ (thalāthūn).

أَرْبَعُونَ (arbaʿūn) Également : quarantième.

Faire 40, 44, 14 :

رَبَعَهُمْ (rabaʿahum) signifie aussi Quarante : Il les fit quarante en s'y ajoutant : ou, quarante-quatre. Et Il fit quatorze d'entre eux (à savoir treize).

Devenir le 4ème ;

رَبَعَهُمْ (rabaʿahum) Il devint le quatrième d’entre eux

Devenir 4 ou 40 :

اربع القَوْمُ (arbaʿa al-qawm) : Le groupe d’hommes (trois au départ) devint quatre, ou, devint quarante.

Devenir le 4ème des 3 en s’y ajoutant ;

رَبَعَ الثَّلَاثَةَ (rabaʿa al-thalāthah)

Il devint le quatrième des trois ; ou il fit que les trois devinssent quatre en s’y ajoutant lui-même.

Arriver 4ème :

رَبَعَ (rabaʿ) dit d’un cheval : il arriva quatrième dans la course.

رِبْعٌ (ribʿ) Le quatrième petit, ou la quatrième progéniture.

Entrer dans le 4ème :

اِرْبَعَتِ النَّاقَةُ (irbaʿati an-nāqatu) Trad littérale ; « La chamelle est entrée dans le quatrième » ou « La chamelle est devenue quatrième »

Donner 4 dimensions :

Il le fit (une chose) مُرَبَّع (murabbaʿ) ; c’est-à-dire qu’il lui donna quatre portions, [ou côtés ou faces ou angles, etc.], etc. ; ou il le forma comme un objet ayant quatre pieds ; ou sous la forme d’un quadrupède.

Prendre le 1/4 des biens ou possessions ou du butin ;

Verbe ربع rabaʿ ; رَبَعَهُمْ (rabaʿahum) Il prit le quart de leurs biens ou possessions.

Il prit le quart de leur butin : c’est-à-dire du butin d’une armée

Le 5ème appartient à Allah coran 8.41

Une expédition guerrière ; رِبْعِىٌّ (ribaʿiyy) Et employé pour غَزْوَةٌ رِبْعِيَّةٌ (ghazwatun ribʿiyyah), une expédition guerrière ou de razzia durant la saison du رَبِيع (rabīʿ) .

Tordre une corde en 4 torsades ou brins :

رَبَعَهُ (rabaʿahu), aoriste −َ {يَرْبَعُ (yarbaʿu)}, infinitif nominal رَبعٌ (rabaʿ) Il le tordit (par exemple une corde d’arc ou une corde) en quatre torsades ou brins.

Torsadé : مَرْبُوعٌ (marbūʿ) Tordu en quatre torsades ou brins ; appliqué à une corde, un arc, ou un filet.

Composé de 4 parties  :

مَرْبُوعُ (marbūʿ) ; « tordu, quadripartite, composé de quatre »

La créature composée de 4 parties :

مَرْبُوعُ الخَلْق (marbūʿ al-khalq) littéral ; « Celui qui est tordu ou noué parmi la création » ou « Celui qui est quadripartite / composé de quatre parties parmi les créatures »

Être d’une stature moyenne ;

اِرْتَبَعَ (irtabaʿa) Il (un homme) était de stature moyenne, ni grand ni petit.

Aussi identique à رَبْعَة (rabʿa), رَبَعَةٌ (rabaʿa), مَرْبُوع (marbūʿ),

ou مَرْبُوعُ الخَلْق (marbūʿ al-khalq), et مُرْتَبِع (murtabiʿ), et مُرْتَبَع (murtabaʿ), et مِرْبَاع (mirbāʿ), appliqués à un homme : de stature moyenne ; ni grand ni petit ; entre grand et petit ;

 

 

Dérivés de رَبَعَ (rabaʿa) dans le sens de « il fit une pause »

Faire une pause /Se retenir, s’abstenir, se modérer :

signifiant ; Agis doucement avec toi-même ; modère-toi ; retiens-toi : ou comporte-toi avec délibération, ou de manière tranquille :

ou la deuxième de ces phrases peut signifier continue malgré ta légère boiterie :

ou elle peut venir de رَبَعَ الحَجَرَ (rabaʿa al-ḥajar), signifiant prends-le, ou atteins-le, malgré ta légère boiterie.

رَبَعَ عَنْهُ (rabaʿa ʿanhu), infinitif nominal رَبْعٌ (rabaʿ), † Il se retint, s’abstint, s’abstint de cela, ou y renonça.

Les phrases اِرْبَعْ عَلَى نَفْسِكَ (irbaʿ ʿalā nafsik) Litt : Retiens-toi sur toi-même / Arrête-toi sur toi-même

signifiant † Agis doucement avec toi-même ; modère-toi ; retiens-toi : ou comporte-toi avec délibération, ou de manière tranquille :

Faire une pause et attendre le décompte ;

La phrase اِرْبَعِى بِنَفْسِكِ (irbaʿī bi-nafsik), ou عَلَى نَفْسِكِ (ʿalā nafsik) littéralement ; “Ralentis avec toi-même.” “Modère-toi.” “Calme-toi.”

dans la tradition de Subey'ah El-Aslameeyeh, admet deux interprétations :

l’une est † Fais une pause, et attends l’achèvement de la عِدَّة (ʿidda = compte, nombre, décompte) de la mort ;

la seconde vient de رَبَعَ الرّجُلُ (rabaʿa ar-rajulu) signifiant « l’homme avait, ou obtenait, une abondance d’herbage », et le sens est † soulage-toi, et libère-toi de la contrainte de la عِدَّة (ʿidda = compte, nombre, décompte), et du mal de ta condition ;

Faire une pause et obtenir une abondance ;

رَبَعَ (rabaʿa), aoriste ـَ {yarbeʿu}, infinitif nominal رَبْعٌ (rabaʿu) : dit d’un homme, signifie aussi qu’il eut, ou obtint, une abondance d’herbage provenant de la saison ou de la pluie appelée ربيع (rabīʿ).

 

Dérivés dans le sens de : Habiter, demeurer, s’installer :

Habiter, demeurer :

رَبَعَ بِالمَكَانِ (rabaʿa bi-l-makāni); Il demeura, résida, ou habita dans le lieu, en toutes circonstances et à tout moment ; il en fit sa demeure.

S’installer dans le lieu d’abondance :

رَبَعَ بِالمَكَانِ (rabaʿa bi-l-makāni) Il s’installa et demeura aussi où il voulait, dans le lieu, avec abondance d’herbage et de pâturage aussi اِرْتَبَعَ (irtabaʿa)

Demeurer, résider dans la saison du printemps ;

رَبَعَ بِالمَكَانِ (rabaʿa bi-l-makāni), aoriste ـَ {yarbeʿu}, infinitif nominal رَبْعٌ (rabaʿu) : dans son acceptation principale, signifie qu’il demeura, résida, ou habita dans le lieu pendant la saison appelée ربيع (rabīʿ) ; comme aussi ارتبع↓ بِهِ (irtabaʿa bihi).

Ou ; les gens, ou le groupe d’hommes, arrivèrent à une terre de semence, de fertilité et d’eau.

Un lieu d’habitation ;

Et عَلَى رَبَعَاتِهِمْ (ʿalā rabaʿātihim), et رَبِعَاتِهِمْ (rabiʿātihim) signifie ; dans leurs lieux d’habitation.

Un lieu de demeure / un lieu vaste  :

رَبْعٌ (rabʿun)Un lieu où les gens demeurent, résident ou s’installent pendant la saison appelée رَبِيع (rabīʿ) ; de même مَرْبَع (marbaʿ) et مُرْتَبَع (murtabaʿ) ; c’est le sens premier ; et de là, un lieu de halte ou de séjour d’un peuple ou d’un groupe d’hommes ; un lieu de résidence établi ; un lieu d’habitation permanent ; une demeure ; une maison, où que ce soit ; et aussi une maison, quel que soit l’endroit ; au pluriel : رِبَاع (ribāʿ), رُبُوع (rubūʿ), et au pluriel restreint أَرْبَاع (arbāʿ) et أَرْبُع (arbuʿ) ; le pluriel de مَرْبَع (marbaʿ) est مَرَابِع (marābiʿ).

On dit : مَا أَوْسَعَ رَبْعَ بَنِي فُلَانٍ (mā awsaʿa rabʿa banī fulān) littéral ; « Comme est vaste le quart (ou la portion) des descendants de Untel ! » c’est-à-dire ; Que le lieu de séjour des fils d’un tel est vaste !

Celui qui achète ou vend des biens :

رَبَّاعٌ (rabbāʿ) Celui qui achète ou vend fréquemment des رِبَاع (ribāʿ), c’est-à-dire des maisons ou des lieux d’habitation.

Un groupe d’hommes qui demeurent :

رَبْعٌ (rabʿun) Par extension aussi, les habitants d’un lieu de séjour ; les gens d’une maison ou d’une tente ; un groupe d’hommes ou de personnes ; une grande multitude ; pluriels comme ci-dessus ; رُبُوع (rubūʿ) désigne les habitants des lieux de séjour, et aussi des tribus.

S’asseoir en tailleur :

تَرَبَّعَ فِي جُلُوسِهِ (tarabbaʿa fī julūsihi)
Il s’assit en croisant les jambes, c’est-à-dire assis en tailleur ; parce que celui qui adopte cette posture se place de manière à occuper un espace presque carré ; contraire de جَثَا (jathā) et أَقْعَى (aqʿā).

Les jambes croisées ; جَلَسَ مُتَرَبِّعًا (jalasa mutarabbaʿan) : il s’assit les jambes croisées ; i.e. تَرَبَّعَ فِى جُلُوسِهِ (tarabbaʿa fī julūsihi).

Se mettre en tas ;

اِسْتَرْبَعَ (istarbaʿa) Cela (le sable) s’amoncela, se mit en tas.


 

Soulever la pierre par 4 ou à l’aide du bâton :

رَبَعَ الحَجَرَ (rabaʿa al-ḥajara), aoriste ـَ {yarbeʿu}, infinitif nominal رَبْعٌ (rabaʿu) : il souleva ou leva la pierre avec la main, ou la porta, pour un essai de force.
Tradition : مَرَّ بِقَوْمٍ يَرْبَعُونَ حَجَرًا (marra bi-qawmin yarbaʿūna ḥajaran) : c’est-à-dire ; il passa près d’un groupe d’hommes soulevant une pierre.

رَبَعَ الحِمْلَ (rabaʿa al-ḥimla) : il plaça le petit bâton appelé مِرْبَعَة (mirbaʿa) sous la charge, prit une extrémité, pendant qu’un autre prenait l’autre extrémité, et la souleva avec l’aide de son compagnon, sur le chameau ou la bête de somme.

Le bâton ; مِرْبَعَةٌ (mirbāʿa) Un bâton ou petit bâton dont deux hommes tiennent les extrémités pour soulever une charge et la placer sur le dos d’un chameau ou d’une bête ; comme aussi مِرْبَعٌ (mirbāʿ), signifiant un morceau de bois servant à saisir une chose.

Soulever ou porter une pierre avec la main :

رَبَعَ الحَجَرَ (rabaʿa al-ḥajara), aoriste ـَ {yarbeʿu}, infinitif nominal رَبْعٌ (rabaʿu) : il souleva ou leva la pierre avec la main, ou la porta, pour un essai de force.
Tradition : مَرَّ بِقَوْمٍ يَرْبَعُونَ حَجَرًا (marra bi-qawmin yarbaʿūna ḥajaran) :

Litt ; « Il passa auprès d’un peuple qui manipule / avance par quart une pierre. »

c’est-à-dire ; il passa près d’un groupe d’hommes soulevant une pierre.

رَبَعَ الحِمْلَ (rabaʿa al-ḥimla) : il plaça le petit bâton appelé مِرْبَعَة (mirbaʿa) sous la charge, prit une extrémité, pendant qu’un autre prenait l’autre extrémité, et la souleva avec l’aide de son compagnon, sur le chameau ou la bête de somme.

Une montagne :

رَبْعٌ (rabʿun) L’extrémité d’une montagne.

Avoir la force ou la capacité ;

اِسْتَرْبَعَهُ (istarbaʿahu) ; Il eut la force ou la capacité de le faire, ou de le supporter et l’endurer ; dérivé de رَبَعَ الحَجَرَ (rabaʿa al-ḥajara) litt ; « Il prit / saisit la pierre » ou « Il atteignit la pierre »

Possédant la force ou la capacité ; مُسْتَرْبِعٌ (mustarbiʿ) Possédant la force ou la capacité de faire une chose ; par exemple la guerre ou la bataille, ou supporter une chose ; utilisé aussi pour un homme capable de réaliser son travail seul, ayant force et patience.

Rivaliser pour porter une pierre ;

تَرَابَعُوا حَجَرًا (tarābaʿū ḥajaran) ; Ils rivalisèrent les uns avec les autres pour soulever une pierre, comme épreuve de force ; voir رَبَعَ الحَجَرَ (rabaʿa al-ḥajara).

Une pierre dressée ;

رَبِيعَةٌ (rabīʿah) : une pierre qui est dressée ou soulevée pour tester la force ; appliqué uniquement à une pierre.

Prendre la main et prendre la main d’une personne sous une charge ;

On dit : رَابَعَهُ (rābāʿahu) : Il prit sa main, etc.

مُرَابَعَةٌ (murābaʿah) signifie aussi : prendre la main d’une autre personne sous une charge, et la soulever sur le chameau, sans utiliser un bâton ou petit bâton appelé مِرْبَعَة (mirbaʿah).


 

Perdre une dent / temps de maturation :

Il (une brebis ou une chèvre, un taureau, une bête à sabot plein, ou un chameau) devint ce que l’on appelle رَبَاعٍ (rabāʿin) : c’est-à-dire qu’il perdit la dent appelée رَبَاعِيَة (rabāʿiya) ; c’est à ce moment-là que le chameau et le cheval commencent à devenir forts.

La dent :

رَبَاعِيَةٌ (rabāʿiyya) La dent qui se trouve entre la ثَنِيَّة (thaniyya, incisive centrale) et le نَاب (nāb, canine) ; c’est-à-dire chacune des quatre dents adjacentes aux ثَنَايَا (thanāyā), concernant l’homme et les autres animaux. Pluriel : رَبَاعِيَات (rabāʿiyāt).

Avoir des enfants à l’âge de maturation :

اِرْبَعَ (irbaʿa), dit d’un homme
Il eut des enfants qui lui naquirent dans la prime de sa virilité ; cela étant comparé à la saison appelée رَبِيع (rabīʿ).

Un homme dans la fleur de l’âge ;

مُرْبِعٌ (murbiʿ) ; Appliqué à un homme ayant des enfants nés dans la fleur de l’âge.

Un animal qui perd ses dents :

رَبَاعٍ (rabāʿin) Désigne un animal qui perd la dent appelée رَبَاعِيَة : s’applique au mouton ou à la chèvre dans leur quatrième année, au taureau, à la vache et aux animaux à sabot plein dans leur cinquième année, et au chameau dans sa septième année.


 

Attendre, espérer, guetter le moment d’être établi Seigneur :

اِرْتَبَعَ أَمْرَ القَوْمِ (irtabaʿa amra al-qawmi) ; Il attendit, espéra ou guetta le fait d’être établi comme chef ou seigneur sur le peuple ou le groupe d’hommes.

Se soulager et se libérer de la contrainte ;

رَبَعَ الرّجُلُ (rabaʿa ar-rajulu) signifiant « l’homme avait, ou obtenait, une abondance d’herbage », et le sens est † soulage-toi, et libère-toi de la contrainte de la عِدَّة (ʿidda = compte, nombre, décompte), et du mal de ta condition ;

Remettre ou sauver d’un état de pauvreté ;

رَبَعَهُ ٱللّٰهُ (rabaʿahu Allāh) : Dieu le remit d’un état de pauvreté à la richesse, ou le sauva de sa difficulté ou de la perdition.

restauré de la pauvreté à la richesse مَرْبُوعٌ (marbūʿ) appliqué à un homme signifie aussi restauré de la pauvreté à la richesse ou compétence ; rétabli de la difficulté ou de la perdition.

Un état premier juste et bon ;

رِبعَةٌ ribaʿah ; [De là, apparemment,] تَرَكْنَاهُمْ عَلَى رِبْعَتِهِمْ (taraknāhum ʿalā ribʿatihim) :

Nous les avons laissés dans leur état antérieur, premier, originel, juste ou bon.

هُمْ عَلَى رِبَاعَتِهِمْ (hum ʿalā ribāʿatihim), et رَبَاعَتِهِمْ (rabāʿatihim), et رَبَاعِهِمْ (rabāʿihim), et رَبَعَاتِهِمْ (rabaʿātihim), et رَبِعَاتِهِمْ (rabiʿātihim), et رِبَعَتِهِمْ (ribaʿatihim),

signifient : Ils sont dans leur état juste ou bon ;

Et عَلَى رَبَعَاتِهِمْ (ʿalā rabaʿātihim), et رَبِعَاتِهِمْ (rabiʿātihim),

signifient : dans leur bon et juste état, et dans leur situation antérieure ou première ;

Une responsabilité :

رِبَاعَةٌ (ribāʿah) Elle signifie aussi une sorte de حَمَالَة (ḥamāla), c’est-à-dire obligation ou responsabilité assumée par une personne pour les autres, particulièrement par le chef d’un peuple. On dit : هُوَ عَلَى رِبَاعَةِ قَوْمِهِ (huwa ʿalā ribāʿati qawmihi),

« Il est le chef ou le responsable de son peuple ».

رِبَاعَةٌ (ribāʿah) est employé métaphoriquement pour désigner le fait d’être chef ou la fonction de chef, en considération de la prise du مِرْبَاع (mirbāʿ), la part du chef.

Une affaire dans laquelle on demeure engagé :

رَبَاعَةٌ (rabāʿah) aussi, et رِبَاعَةٌ (ribāʿah), signifient une affaire, un métier, une occupation, ou une préoccupation dans laquelle on demeure engagé ;

Et عَلَى رَبَعَاتِهِمْ (ʿalā rabaʿātihim), et رَبِعَاتِهِمْ (rabiʿātihim) dans leur bon état tout en étant occupés à leur ancienne affaire ;

Faire son propre jugement suivant l’eau :

رَبَعَ فِى المَآءَ (rabaʿa fi-l-māʾi) : il agit selon son propre jugement ou opinion, ou fit ce qu’il jugea approprié, en ce qui concerne l’eau.

L’équilibre et la mesure ;

رَبَعَتْ عَلَى عَقْلِ فُلَانٍ وَكَسَرَ فِيهَا رِبَاعَهُ

(rabaʿat ʿalā ʿaqlī fulān wa-kasara fīhā rubaʿahu), infinitif nominal رِبَاعَةٌ (rubaʿah),

« Elle a agi habilement sur l’esprit de quelqu’un et a brisé en lui son équilibre / sa mesure. »

Se comporter de manière juste ;

Aussi, [apparemment de رَبَعَ بِالمَكَانِ (rabaʿa bi-l-makān) aoriste −َ {يَرْبَعُ (yarbaʿu)},

Littéral : Il s’est arrêté dans le lieu / il a fait halte dans le lieu

Il (un homme) fit une pause, et agissait, ou se comportait, avec délibération ou de manière tranquille, et se retenait.

Et [d’où,] رَبَعَ عَلَيْهِ (rabaʿa ʿalayhi), infinitif nominal رَبْعٌ (rabaʿ),

Il était affectueux, ou compatissant, ou bienveillant envers lui : ou il agissait doucement envers lui.

Le chef du peuple :

Et de là : هُوَ عَلَى رِبَاعَةِ قَوْمِهِ (huwa ʿalā ribāʿati qawmihi) et هُوَ ذُو رِبَاعَةِ قَوْمِهِ (huwa dhū ribāʿati qawmihi) : Il est le chef de son peuple.

رَابِعٌ (rābiʿ) Le chef qui prenait le quart du butin à l’époque de l’ignorance.


Le nom d’un jour :

الأَرْبِعَآءُ (al-arbiʿāʾ) et Autres formes : الأَرْبُعَآءُ (al-arbuʿāʾ), الإِرْبِعَآءُ (al-irbiʿāʾ), الإِرْبَعَآءُ (al-irbaʿāʾ). Le duel : أَرْبِعَاوَانِ (arbiʿāwān), le pluriel : أَرْبِعَاوَاتٌ (arbiʿāwāt), ou أَرْبِعَآءَانِ (arbiʿāʾān), pluriel : أَرْبِعَآءَاتٌ (arbiʿāʾāt). Le singulier de cette mesure n’a pas de diminutif, sauf أَرْمِدَآءُ (armidāʾ),

Le nom d’un jour, à savoir mercredi, le quatrième jour de la semaine. Post-classique : الرَّبُوعُ (ar-rubūʿ).

Un mois ;

رَبِيعٌ (rabīʿun) Il a aussi une double application : aux mois et aux saisons ; et il a une double application aux mois ; désignant deux mois, venant après صَفَر (ṣafar) 2ᵉ mois de l’année du calendrier arabe (hijrî), point.

Une saison :

الرَّبِيعُ الأَوَّلُ (ar-rabīʿu l-awwalu) étant la saison dans laquelle apparaissent les truffes et les fleurs,

رَبِيعُ الكَلَأِ (rabīʿu l-kalāʾ), le printemps de la végétation.

الرَّبِيعُ الثَّانِي (ar-rabīʿu th-thānī) est la saison dans laquelle les fruits mûrissent, et elle est aussi appelée رَبِيعُ الثِّمَارِ (rabīʿu th-thimār). / الثَّانِي (ath-thānī) signifie, de façon littérale : le deuxième

le خَرِيف (al-kharīf, l’automne) est appelé رَبِيع (rabīʿ).

Les deux divisions de l’hiver sont appelées رَبِيعَانِ (rabīʿān), la première étant رَبِيعُ المَاءِ وَالأَمْطَارِ (rabīʿu l-māʾi wa-l-amṭār), le printemps de l’eau et des pluies, dans lequel commence la pluie appelée الوَسْمِيّ (al-wasmiyy), qui est la première des pluies ; et la seconde étant رَبِيعُ النَّبَاتِ (rabīʿu n-nabāt), ou رَبِيعُ الكَلَأِ (rabīʿu l-kalāʾ), le printemps de la végétation, parce que l’herbe y atteint son dernier stade.

Il est ajouté que رَبِيع (rabīʿ) est employé par les Arabes pour désigner tout l’hiver, en raison de l’humidité ou de la pluie. Ou bien l’année se compose de six saisons : deux mois sont appelés الرَّبِيعُ الأَوَّلُ (ar-rabīʿu l-awwal), deux mois صَيْف (ṣayf = été), deux mois قَيْظ (qayẓ = la période chaude / canicule de l’été ), deux mois رَبِيعُ الثَّانِي (rabīʿu th-thānī), deux mois خَرِيف (al-kharīf, l’automne) et deux mois شِتَاء (ash-shitāʾ, l’hiver).

رَبِيعٌ رَابِعٌ (rabīʿ rābiʿ) : un ربيع (rabīʿ, saison) fertile ou abondante.

La saison appelée ربيع (rabīʿ) commença :

رَبَعَ الرَّبِيعُ (rabaʿa ar-rabīʿu), aoriste ـَ {yarbeʿu}, infinitif nominal رُبُوعٌ (rubūʿu) : la saison appelée ربيع (rabīʿ) commença.

Commencement de quelque chose :

رِبْعِىٌّ (ribʿiyy) signifie aussi la première ou initiale partie de quelque chose, par exemple de la jeunesse, de la pleine virilité, ou de la gloire ; et رِبْعِيَّةٌ (ribʿiyyah) désigne également le commencement de la reproduction et de l’été.

Le printemps, période de végétation et de renouvellement :

رِبْيع (rabīʿ) → le printemps ; la saison de croissance et de renaissance, période de végétation et de renouvellement.

Relatif au printemps :

رِبْعِىٌّ (ribaʿiyy) : Qui appartient au رَبِيع (rabīʿ),

Le printemps ou automne :

رَبِيع (rabīʿ)

Engager en 4 saisons, louer en 4 saisons, louer la saison du printemps :

عَامَلَهُ مُرَابَعَةً (ʿāmalahu murābaʿatan) littéral ; « Il le traita / le conduisit en quatre parties » ou « Il le manipula en respectant la division en quatre » « selon un schéma quadripartite »

C’est-à-dire ; [Il a négocié avec lui pour du travail, ou il l'a embauché, ou l'a pris comme mercenaire, pendant ou pour la saison appelé رِبَيع (ribīʿ),

Couper les fruits à la saison de رَبِيع rabi (saison de maturation des fruits) ;

تَرَبَّعَتِ النَّخِيلُ (tarabbaʿati an-nakhīlu) Les palmiers eurent leurs fruits coupés, parce que cela se fait en automne, saison appelée رَبِيع (rabīʿ). (la saison est l’automne pour les dattes).

Un palmier

رِبْعِىٌّ (ribaʿiyy) Un palmier dont le fruit mûrit à la fin de l’été ou de la saison chaude, car c’est alors le temps de la pluie appelée وَسْمِىّ (wasmiyy). / « une variété dure de datte qui mûrit dans la saison appelée رَبِيع (rabīʿ) (c’est-à-dire l’automne), est récoltée en été et mangée en hiver ».


 

Le lieu d’abreuvement :

مَرْبَعٌ (marbaʿ) : le lieu où l’on abreuve au quatrième jour

La terre :

مُرْبِعٌ (murbiʿ) ; Avec ة, appliqué à la terre (أَرْضٌ, arḍ), abondante en رَبِيع (rabīʿ), comme aussi مِرْبَاعٌ (mirbāʿ).

La poussière s’élève haut ;

اِسْتَرْبَعَ (istarbaʿa) Cela (la poussière) s’éleva, ou s’éleva haut.

La pluie ;

رَبِيعٌ rabīʿun Aussi la pluie dans la saison appelée رَبيع (rabīʿ), signifiant le semestre commençant à l’équinoxe d’automne, qui inclut ce qui est vraiment le printemps de l’Arabie, appelé « le rabīʿ de la végétation »

ou, selon certains, la pluie qui vient après الوَسْمِيّ (al-wasmiyy = mon nom), après laquelle vient celle appelée صَيْف (ṣayf), puis الحَمِيم (al-ḥamīm = intime)

ou, selon une autre interprétation, la pluie chaque fois qu’elle tombe.

مُرْبِعٌ (murbiʿ) ; Appliqué à la pluie qui tombe en la saison appelée رَبِيع (rabīʿ), ou qui incite les gens à rester dans leurs demeures et à ne pas chercher la végétation, ou qui retient les gens dans leurs رِبَاع (ribāʿ, demeures) en raison de son abondance, ou qui fait pousser le رَبِيع (rabīʿ, herbage), ou qui fait croître ce sur quoi les chameaux peuvent paître à volonté.

Une portion d’eau pour irriguer ;

رَبِيعٌ rabīʿun ; Aussi une part ou portion d’eau pour irriguer la terre, quel qu’en soit le type ; ou, selon certains, une portion pour un quart de jour ou de nuit, mais cela n’a pas d’autorité validée.

Irrigués ; أَرْضٌ مَرْبُوعَةً (arḍ marbūʿa) et شَجَرٌ مَرْبُوعٌ (shajar marbūʿ) : terre et arbres irrigués par la pluie en la saison appelée رَبِيع (rabīʿ).

Abondance de l’eau du puits ;

Et اِرْبَعْ (irbaʿ), dit de l’eau d’un puits : Elle revient rapidement et devient abondante.

Un cours d’eau :

رَبِيعٌ rabīʿun Aussi un ruisseau ou un petit cours d’eau ; synonyme de جَدْوَل (jadwal = ruisseau, canal), ou de نَهْر (nahr = rivière), ou de نَهْرٌ صَغِير (nahr ṣaghīr = petite rivière), un ruisseau qui va aux palmiers. رَبِيعُ السَّاقِي (rabīʿu s-sāqī ruisseau qui irrigue), substantif précédé de son épithète, désigne la rivière ou le ruisseau qui arrose les semences. Pluriel : أَرْبِعَاء (arbiʿāʾ) et رِبْعَان (ribʿān).

L’arrosage:

رَبَعَ المَطَرُ الأَرْضَ (rabaʿa al-maṭaru al-arḍa) : la pluie arrosa la terre et la fit produire de l’herbage.

رُبِعَتِ الأَرْضُ (rubiaʿat al-arḍu) : la terre fut arrosée par la pluie de la saison appelée رَبِيع (rabīʿ = printemps).

رُبِعُوا (rubiaʿū) : ils furent arrosés par la pluie de la saison appelée رَبِيع. (rabīʿ)

L’arrosage des graines au 4ème jour :

تَرْبِيعٌ (tarbīʿ) signifie également : l’arrosage des graines / semences le quatrième jour, en comptant le jour de l’arrosage précédent comme premier jour ; c’est l'arrosage des semences qui suit immédiatement le تَثْلِيث (taṯlīth).
Exemple : ربّع الزَّرْعَ (rabbʿa az-zarʿa) : Il arrosa les graines le quatrième jour.

Arroser :

رَبَعَ المَطَرُ الأَرْضَ (rabaʿa al-maṭaru al-arḍa) : la pluie arrosa la terre et la fit produire de l’herbage.

رُبِعَتِ الأَرْضُ (rubiaʿat al-arḍu) : la terre fut arrosée par la pluie de la saison appelée رَبِيع (rabīʿ).
رُبِعُوا (rubiaʿū) : ils furent arrosés par la pluie de la saison appelée رَبِيع. (rabīʿ)

Faire pousser le pâturage :

اِرْبَعَ الغَيْثُ (irbaʿa al-ghaythu)
La pluie fit pousser le pâturage appelé رَبِيع (rabīʿ) ; ou bien la pluie confina les gens dans leurs رِبَاع (ribāʿ), c’est-à-dire leurs demeures, en raison de son abondance.

Le pâturage ;

رَبِيعٌ rabīʿun Aussi la végétation ; la verdure que mangent les bêtes ; proprement la végétation produite par la première pluie dans le quart appelé رَبِيع (rabīʿ), communément appelée خَرِيف (al-kharīf, automne), continuant sa croissance pendant le trimestre d’hiver, également appelé رَبِيع, qui inclut ce qui est vraiment le printemps de l’Arabie, appelé « le rabīʿ de la végétation », dans lequel la végétation atteint son dernier stade. Pluriel : أَرْبِعَة (arbiʿa).

Produire le pâturage :

اِرْبَعَتِ الأَرْضُ (irbaʿati al-arḍu) La terre produisit du pâturage.

Une bête qui a pâturé ; مُرْتَبِعٌ (murtabiʿ) Appliqué à une bête qui a pâturé sur le رَبِيع (rabīʿ), devenant grasse, vive et alerte.

Une prairie ou un jardin ;

رَبِيعَةٌ (rabīʿah) Une prairie ou un jardin ; synonyme رَوْضَةٌ (rawḍa).


 

Parabole de l’abreuvement du chameau :

La manière d’abreuver ;

اربع الإِبِلَ (arbaʿa al-ibil) : Il a abreuvé les chameaux de la manière appelée رِبْعًا (ribaʿan) [c’est-à-dire le quatrième jour, en comptant le jour de l’arrosage précédent comme le premier].

Manger et boire à sa guise ;

رَبَعَتِ الإِبِلُ (rabaʿati al-ibilu), aoriste ـَ {yarbeʿu}, infinitif nominal رَبْعٌ (rabaʿu) :

les chameaux se nourrissaient eux-mêmes dans le pâturage, mangeaient à leur guise et buvaient.

Ou : اربع الإِبِلَ عَلَى المَآءِ (arbaʿa al-ibil ʿalā al-māʾi) : signifie qu'Il a envoyé et laissé les chameaux aller à l'eau quand ils le voulaient.

Les quadrupèdes ;

; ذَوَاتُ الأَرْبَعِ (dhawātu l-arbaʿ) : les quadrupèdes.

Les chameaux arrosés ;

De même, رُبِعَتِ الإِبِلُ (rubiaʿat al-ibilu) : les chameaux furent arrosés par cette pluie.

L’abreuvement des chameaux ;

رَبَعَت الإِبِلُ (rabaʿat al-ibilu), aoriste −َ {يَرْبَعُ}, (yarbaʿu) infinitif nominal رَبْعٌ (rabaʿ),

Jour 1 ; Jour de l’abreuvement précédent, Compte comme le premier jour

Jour 2 ; Pas d’eau, 1er jour complet sans abreuvement

Jour 3 ; Pas d’eau, 2e jour complet sans abreuvement

Jour 4 : Pas d’eau ; 3e jour complet sans abreuvement

3 nuits entières se sont écoulées, Jour 5 (appelé “le quatrième jour”) ; Les chameaux viennent à l’eau, Ce jour est compté comme le quatrième

On dit : وَرَدَتِ الإِبِلُ الرِّبْعَ (waradat al-ibil ar-ribʿ) ; littéral ; → « Les chameaux vinrent (à l’eau) le quart » c’est-à-dire ; « il fit boire les chameaux selon le mode du رِبْع. Ribaʿ »

سَيْرُ رِبْعٍ (sayru ribʿ) : un voyage dans lequel les chameaux ne sont abreuvés que le premier et le quatrième jour.

اِرْبَعُ الوِرْدُ (arbaʿa al-wardu) : littérale : « Il/elle/ils/eux [les chameaux] vinrent à l’eau » ou « Abreuvement [des chameaux]

Le chameau qui s’abreuve le 4ème jour;

مُرْبَعٌ (murbaʿ) ; Appliqué à un chameau : qui s’abreuve le quatrième jour, en comptant le jour de l’abreuvement précédent comme le premier, ou qui est amené à l’eau à tout moment.

Intervalle entre deux abreuvements :

Le ظِمْء (ẓimʾ) — c’est-à-dire l’intervalle entre deux abreuvements des chameaux— désigné dans l’expression رَبَعَتِ الإِبِلُ (rabaʿat al-ibil)

Revenir de l’eau sans temps fixé ;

اربع الوِرْدُ (arbaʿa al-wardu) : أَرْبَعَتِ الإِبِلُ بِالْوِرْدِ (arbaʿat al-ibil bi-al-wardi) : Les chameaux revinrent rapidement à l’eau, sans temps fixé.

Entrer dans le 4ème :

اِرْبَعَتِ النَّاقَةُ (irbaʿati an-nāqatu)

Trad littérale ; « La chamelle est entrée dans le quatrième » ou « La chamelle est devenue quatrième »

Une chamelle dont l’utérus est fermé :

مُرْبِعٌ (murbiʿ) ; une chamelle dont l’utérus est fermé ou devient fermé, de sorte qu’il n’admet pas le sperme.

L’utérus de la chamelle fut, ou devint, fermé (اِسْتَغْلَقَتْ رَحِمُهَا, istaghlaqat raḥimuhā), de sorte qu’il n’admettait pas le fluide séminal ; [peut-être parce que cela a généralement lieu pendant la saison appelée رَبِيع (rabīʿ), signifiant soit le printemps, soit la saison appelée رَبِيعُ الكَلَأِ (rabīʿu al-kalāʾ) ; la saison habituelle de l’accouplement des chameaux étant l’hiver ; de même que اِرْتَبَعَت (irtabaʿat)].

Une chamelle qui donne 4 mesures de lait :

رَبُوعٌ rabūʿ Une chamelle qui donne quatre أَقْدَاح (aqdāḥ), c’est-à-dire quatre mesures de lait.

Une allure rapide du chameau ;

رَبَعَةٌ (rabaʿah) : Une allure rapide du chameau, dans laquelle il avance en frappant le sol de ses pattes ; ou la course la plus violente ; ou la course la plus violente des chameaux ; ou un type de course des chameaux qui n’est pas violente.

Le chameau élargit la foulée ;

رَبَعَ الفَصِيلُ (rabaʿa al-faṣīlu) : le jeune chameau élargit sa foulée et courut ; comme aussi ارتبع↓ (irtabaʿa).

رُبَعٌ (rubaʿ) : un jeune chameau né durant la saison du رَبِيع (rabīʿ) — ici l’automne — qui marque le début de la période de reproduction ; ainsi nommé parce qu’il allonge ses enjambées et court ;

La capacité du chameau :

اِسْتَرْبَعَهُ (istarbaʿahu) ; Il eut la force ou la capacité de le faire, ou de le supporter et l’endurer Par extension, اِسْتَرْبَعَ (istarbaʿa), dit d’un chameau ; Il fut, ou devint, fort pour le voyage (لِلسَّيْرِ li-s-sayr).

Faire paître ou abreuver les chameaux / manger le pâturage ;

اِرْبَعَ إِبِلَهُ بِمَكَانِ كَذَا (irbaʿa ibilahu bi-makāni kadhā)

littéral : « Il fit aller ses chameaux à l’eau à tel endroit » ou « Il abreuva ses chameaux au lieu ainsi indiqué ».

c’est-à-dire ; Il fit paître ses chameaux pendant la saison appelée رَبِيع (rabīʿ) dans un tel endroit.

تَرَبَّعَ (tarabbaʿa), dit d’un chameau ou d’un cheval
Il mangea le pâturage appelé رَبِيع (rabīʿ) et, en conséquence, devint vif, alerte, plein d’entrain et gras ; et اِرْتَبَعَ (irtabaʿa) signifie la même chose ; ou bien تَرَبَّعُوا (tarabbaʿū)

Le rassemblement des bêtes ;

رِبعَةٌ (ribaʿah) ; Le rassemblement des bêtes entre elles durant la saison appelée رَبِيع (rabīʿ)

Frapper le sol avec les 4 pattes ;

اِرْتَبَعَ (irtabaʿa) Il (un chameau) frappa le sol avec toutes ses pattes en marchant, et avança rapidement.

Rencontrer et trouver le pâturage :

ou bien تَرَبَّعُوا (tarabbaʿū) et اِرْتَبَعُوا (irtabaʿū) signifient qu’ils rencontrèrent ou trouvèrent le pâturage appelé رَبِيع (rabīʿ), ou qu’ils le trouvèrent et demeurèrent parmi lui ;

Demeurer dans l’endroit du pâturage :

et تَرَبَّعَتِ الإِبِلُ بِمَكَانِ كَذَا (tarabbaʿati al-ibilu bi-makāni kadhā) signifie que les chameaux demeurèrent dans un tel endroit.

Né durant le printemps ou automne :

Né durant la saison appelée رَبِيع (rabīʿ) appliqué à un jeune chameau : né au début de la période de reproduction.

 

La visite au malade ;

أَغِبُّوا فِى عِيَادَةِ المَرِيضِ وَأَرْبِعُوا (aġibbū fī ʿiyādat al-marīḍ wa-arbiʿū) :

littéral : « Allez visiter le malade et frappez / agissez avec mesure (ou faites le quatrième geste) »

[Venez tous les trois jours, puis tous les quatre jours, en comptant le jour de la visite précédente comme le premier, pour rendre visite au malade ;

ou, ce qui revient au même, laissez-le un jour, puis] laissez-le deux jours et revenez le voir le troisième jour, pour rendre visite au malade ; à moins qu'il ne soit vaincu [par sa maladie] : ceci est [de la même manière] tiré de l'abreuvement des chameaux appelé رِبْعٌ ribaʿ

Le verbe أَرْبِعُوا (arbiʿū) ici est dérivé de رَبَعَ, ribaʿ qui signifie littéralement « frapper, atteindre, agir le quatrième jour / par la quatrième mesure ».

أَرْبَعَ المَرِيضَ (arbaʿa al-marīḍa) :Il a omis de rendre visite au malade pendant deux jours, et est venu le voir le troisième ; ou, comme dans le L, et dans [certaines] copies du Ṣ, le quatrième [si l'on compte le jour de la visite précédente comme le premier].

La fièvre le saisit le 4ème jour ;

رَبَعَتْ عَلَيْهِ الحُمَّى (rabaʿat ʿalayhi al-hummā), aoriste {يَرْبَعُ (yarbaʿu) }, infinitif nominal رَبْعٌ (rabaʿ),
La fièvre le saisit un jour, le laissa deux jours, puis revint le quatrième jour.

On dit aussi رُبِعَ (rubiaʿa), أَرْبِعَ (arbiʿa), أَرْبَعَ (arbaʿa) pour indiquer une fièvre quartane.

La fièvre quartane est un type de fièvre intermittente qui revient tous les quatre jours.

L'homme fiévreux : مَرْبُوعٌ (marbūʿ) Appliqué à un homme ayant la fièvre quartane, revenant tous les quatre jours ; مُرْبَعٌ (murbaʿ) est utilisé dans le même sens.

Être saisi par la fièvre :

أَرْبَعَتْ عَلَيْهِ الحُمَّى arbaʿat ʿalayhi al-ḥummā ; trad littérale ; « La fièvre s’est emparée de lui » ou « La fièvre l’a frappé ».

رِبْعٌ (ribʿ) Par analogie, appliqué à la fièvre : elle survient un jour, s’interrompt deux jours,
puis revient le quatrième jour ; on l’appelle حُمَّى الرِّبْعِ (ḥummā ar-ribʿ), la fièvre quarte.
On dit : جَاءَتْهُ الحُمَّى رِبْعًا (jāʾathu al-ḥummā ribʿan),
c’est-à-dire : la fièvre quarte l’a saisi.

Être frappé dans les 4 régions de la tête, Être frappé, Saisir ou atteindre :

Le verbe أَرْبِعُوا (arbiʿū) ici est dérivé de رَبَعَ, ribaʿ qui signifie littéralement « frapper, atteindre, agir le quatrième jour / par la quatrième mesure ».  

رُبِعَ (rubiaʿa) dit d’un homme : il fut frappé ou blessé dans les أَرْبَاع (arbaʿ) de sa tête (régions de la tête).

أَرْبَاعُ الرَّأْسِ (arbāʿ ar-raʾs) : les quatre régions de la tête.

أَرْبَعَتْهُ arbaʿathu littérale : « Elle l’a frappé » ou « Il a été atteint (par quelque chose, ex. fièvre) ».

أُرْبِعَ urbiʿa : littérale : « Il fut frappé » ou « Il fut atteint » (forme passive).

أَرْبَعَ arbaʿa : littérale : « Il frappa » ou « Il atteignit » (forme active).

Le verbe أَرْبِعُوا (arbiʿū) dérivé de رَبَعَ, ribaʿ qui signifie littéralement « frapper, atteindre, agir le quatrième jour / par la quatrième mesure ».

Transpirer ;

رَبَعَ الفَرَسُ عَلَى قَوَائِمِهِ (rabaʿa al-faras ʿalā qawāʾimihi) : le cheval transpirait dans ses jambes.

Le demandeur :

[D'où aussi,] اربع عَلَيْهِ السَّائِلُ (arbaʿa ʿalayhi as-sāʾilu) : Le demandeur ou mendiant demanda ou suppliait, puis s’en alla, puis revint.

 

Une forme à 4 portions ;

مُرَبَّعٌ (murabbaʿ) Ayant quatre portions, côtés, faces ou angles ; généralement signifiant carré ou quadrilatéral ; ou de la forme d’une chose à quatre pieds ; ou de la forme d’un quadrupède.

Une lance de 4 coudées ;

مَرْبُوعٌ (marbūʿ)Appliqué à une lance de quatre coudées de long, ou de longueur moyenne ; de même appliqué à un homme, et son pluriel مَرَابِيعُ (marābīʿ) est appliqué aux chevaux compacts.

Un homme au front carré :

مُرَبَّعٌ الجَبْهَةِ (murabbaʿ al-jabha) : ayant un front carré ; signifiant un esclave.

Les 4 régions de la tête ;

أَرْبَاعُ الرَّأْسِ (arbāʿ ar-raʾs) : les quatre régions de la tête.

Un homme aux sourcils fournis :

مُرَبَّعُ الحَاجِبَيْنِ (murabbaʿ al-ḥājibayn) : un homme dont les sourcils sont fournis ; comme s’il avait quatre sourcils.

Un garçon de 4 coudées :

رُبَاعِىٌّ (rubāʿiyy) : un garçon de quatre coudées (أَشْبَار ashbār) de hauteur. Il s’applique aussi à un chameau, comme سُبَاعِىٌّ (subāʿiyy), signifiant environ quatre coudées de hauteur. Féminin avec ة : رُبَاعِىَّةٌ (rubāʿiyya).

Un mot de 4 lettres :

رُبَاعِىٌّ (rubāʿiyy) Également un mot composé de quatre lettres, radical seulement, ou radical et augmentatif.

Un récipient à 4 côtés :

رَبْعَةٌ (rabʿa) ; un récipient à quatre côtés, semblable à la جُونَة (jūna), ainsi nommé soit parce qu’il comportait à l’origine quatre compartiments superposés, soit parce qu’il avait quatre pieds.


 

Un coffre ;

رَبْعَةٌ (rabʿa) Par extension : un coffre dans lequel sont conservés les volumes d’un exemplaire du Coran ; appelé رَبْعَةُ المُصْحَفِ (rabʿat al-muṣḥaf) ; cet usage est post-classique et appartient au langage conventionnel des habitants de Bagdad.

Une sorte de récipient

رَبِيعَةٌ (rabīʿah) Une sorte de récipient pour le parfum et similaires ; synonyme عَتِيدَةٌ (ʿatīda).

Un panier rond :

رَبْعَةٌ (rabʿa) Un petit panier rond, recouvert de cuir, dans lequel le parfumeur conserve les parfums ; c’est la جُونَة (jūna) du parfumeur ;

Une gourde en cuir

رَبِيعَةٌ (rabīʿah) Une gourde en cuir, appelée مَزَادَة (mazāda).

 

 

Une étoile ;

Par extension : الرُّبَعِ (ar-rubaʿ), une très petite étoile située au milieu des عَوَائِذ (ʿawāʾidh), dans la tête de التِّنِّين (at-tinnīn) (le Dragon).

Un casque de fer.

رَبِيعَةٌ (rabīʿah)Un casque de fer.

La voile d’un navire ;

مُرْبِعٌ (murbiʿ) Également la voile d’un navire plein ; celle d’un navire vide est appelée رُومِىٌّ (rūmiyy).

Date de dernière mise à jour : 21/02/2026

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